Accueil / les temps forts / Kindia : la rentrée universitaire boycottée par les enseignants assistants

Kindia : la rentrée universitaire boycottée par les enseignants assistants

La rentrée universitaire session 2017-2018 a eu lieu ce lundi 16 octobre. A Kindia, cette rentrée n’a pas été effective. Les enseignants assistants ont boudé  les salles de classe. Ni les inscriptions ni les réinscriptions encore moins le démarrage des cours n’a eu lieu. Aux environs de 9 heures des altercations ont  éclaté dans l’enceinte de l’université entre des enseignants assistants et les responsables de cette institution.

Ces enseignants assistants et attachés de recherche ont manifesté leur mécontentement comme ils l’ont signifié dans leur avis de cessation de toute activité tant que la solution aux différents points de revendication contenus dans leur plateforme ne sera pas trouvée.

Au terme de ces chaudes discussions, le porte-parole du collectif des enseignants assistants s’est adressé aux étudiants qui étaient venus pour se faire inscrire et réinscrire. «Nous vous demandons de vous retourner à la maison pas d’activités tant que la situation des enseignants assistants n’est pas réglée. Nous ne sommes pas contre vous, restez chez vous le moment venu, vous serez informés  sur le démarrage des cours », a déclaré Mohamed Kaba.

A en croire ce frondeur, c’est vrai c’est la prime qui a suscité tout ce qu’il y a comme mouvement mais d’autres points de revendication ne sont à négliger. «C’est le collectif des enseignants assistants qui s’est retrouvé pour analyser la situation. Donc dans notre plateforme de revendication, il y a 6 points. D’abord, il y a la facilitation de la formation des formateurs, la revalorisation des primes sont les points clés qu’il faut résoudre dans l’immédiat», précise Mohamed Kaba.

Le Recteur de l’université, pour sa part, parle d’une volonté manifeste du syndicat des enseignants de boycotter les activités de cette institution d’enseignement supérieur. «Nous avons dit que le jour de la rentrée est consacré aux inscriptions et réinscriptions. Tout le monde se présente, on ouvre les salles et voilà que le syndicat vient fermer les locaux, les bureaux de la scolarité et je crois que c’est regrettable et très malheureux pour notre pays » a indiqué Dr Jacques Kourouma.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*