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JEUNESSE GUINÉENNE : DES RÊVES SCHIZOPHRÈNES ! ( Par Ibrahim Kalil Diallo )

Le jeune guinéen illettré ou lettré est aspiré par l’idée de réussite tous azimuts à l’instar d’avoir un poste politique qui est un tremplin vers des jours meilleurs. Son raisonnement reste figé dans l’ensemble par l’idée de réussite par toutes les voies nécessaires, être par exemple un homme politique.

 

Des ainés leur ont inculqué l’idée selon laquelle politicien est un métier plus valorisant que d’autres métiers comme forgeron, enseignant des lycées, des collèges et des universités , médecin , infirmier, journaliste ou plombier… la politique a pris le dessus sur toutes les valeurs sociétales du pays.

Le diplôme n’a aucune valeur sociale ou scientifique. La formation du jeune se fait au rabais et sans véritable projet d’avenir. Pour le jeune docteur en médecine, sciences humaines, sciences juridiques et économiques, son diplôme n’est qu’un critère d’identification élitiste.

Après les études, le jeune docteur est obsédé par deux choses : s’intégrer dans un corps de recherche et/ou avoir un poste d’enseignant dans une université afin d’influencer et de faire du chantage insoutenable auprès d’un « grand frère » premier ministre, ministre, directeur général d’une société. Voici le tremplin dont je parle ci-dessus.

Ses objectifs sont atteints par des méthodes pernicieuses à l’instar du fétichisme, les loges et d’autres… templiers du vendredi qui emplissent les capitales régionales du pays. Ces confréries participent pleinement à la déperdition de la jeunesse guinéenne.

L’origine maçonnique au sens occidental et oriental n’existe plus. Il s’agit maintenant de faire croire en longueur de journées, que pour devenir riche et un « grand homme politique » ces loges confrériques heu !…pardon maçonniques sont des voies incontournables.

Ces vendeurs d’illusions s’exhibant avec grosses voitures et turbans ne sont en réalités que des coquilles vides sur le plan intellectuel et scientifique.

Ce sont essentiellement des parvenues et des prostituées de la république qui ne cessent de polluer la société guinéenne.

Quand sera-t-il temps de faire comprendre aux jeunes qu’une loge maçonnique au sens occidental ou oriental n’est pas un jeu ; c’est toute une culture ?

Où sont passées nos puissances ancestrales, nos propres traditions ?

L’abandon de nos villages n’est-il pas le leitmotiv de cette déperdition culturelle ?

Le jeune guinéen doit comprendre que pour avoir une vie bien remplie ce n’est pas difficile !

Il faut exiger des pouvoirs publics une bonne politique sanitaire, immobilière, scolaire et des infrastructures (routières et ferroviaires). Il faut faire comprendre aux hommes politiques guinéens que c’est l’Etat qui construit des logements et non le fonctionnaire.

Le salaire du fonctionnaire sert normalement à payer mensuellement son loyer offert par les pouvoirs publics, à subvenir aux besoins quotidiens, à s’acheter un véhicule, investir ou encore une maison auprès des agences immobilières grâce à la mise en place d’une bonne politique des crédits auprès des banques.

Sans ces choses aussi simples, le jeune guinéen vivra toujours dans des rêves schizophrènes.

 

 

 

Par Ibrahim kalil Diallo

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