Ce que vous devez savoir sur les mutilations génitales féminines

Chaque année, le 6 février marque la Journée internationale de la tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines. Cette journée est considérée comme un moyen de sensibiliser à la mutilation génitale féminine (MGF) et de mobiliser un soutien pour mettre fin à cette pratique. Apprenez-en plus sur le problème ci-dessous et découvrez comment l’UNICEF collabore avec les communautés et les gouvernements pour contribuer à éliminer les MGF dans le monde entier.


Qu’est-ce que la mutilation génitale féminine?

La mutilation génitale féminine (MGF) est une procédure pratiquée sur une femme ou une fille pour altérer ou blesser ses organes génitaux pour des raisons non médicales. Il s’agit le plus souvent de l’élimination partielle ou totale de ses organes génitaux externes. Dans certaines communautés, les MGF peuvent être communément appelées «circoncision féminine». Toutefois, ce terme a été critiqué car il permet de normaliser la pratique en établissant des parallèles avec la circoncision masculine sans distinguer son préjudice physique et psychologique grave.


Pourquoi est-ce pratiqué?

Dans de nombreux pays où la mutilation génitale féminine est pratiquée, il s’agit d’une norme sociale profondément enracinée, enracinée dans l’inégalité des sexes. Les raisons derrière la pratique varient. Dans certains cas, cela est considéré comme un rite de passage à la femme, alors que d’autres y voient un moyen de supprimer la sexualité de la femme. De nombreuses communautés pratiquent les mutilations génitales en pensant que cela garantira l’éducation correcte de la fille, son futur mariage ou l’honneur de sa famille. Certains l’associent également à des croyances religieuses, bien qu’aucune écriture religieuse ne l’exige.

Pourquoi est-ce un risque pour les filles et les femmes?

Les mutilations génitales féminines ne présentent aucun avantage pour la santé et entraînent souvent des complications médicales à long terme, notamment une douleur intense, des saignements prolongés, des infections, la stérilité et même la mort. Cela peut également augmenter le risque de transmission du VIH. Les femmes qui ont subi une mutilation génitale peuvent avoir des complications lors de l’accouchement, notamment une hémorragie post-partum, une mortinaissance et une mort néonatale précoce. En plus de ses risques physiques, les mutilations génitales féminines constituent une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes.


Quelle est la prévalence des MGF?

Alors que le nombre exact de filles et de femmes qui ont subi une mutilation génitale dans le monde reste inconnu, au moins 200 millions de filles et de femmes âgées de 15 à 49 ans originaires de 30 pays ont été victimes de cette pratique. Plus de la moitié de ces 200 millions vivent dans trois pays: l’Égypte, l’Éthiopie et l’Indonésie. La pratique est presque universelle à Djibouti, en Guinée et en Somalie, où plus de 90% des femmes et des filles subissent une forme de mutilation ou de mutilation génitale.

À moins que les mesures visant à mettre fin aux mutilations génitales féminines ne soient accélérées, 68 millions de filles supplémentaires auront été coupées d’ici 2030.

Unicef
 


 

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