Médecine traditionnelle: un va-t-en-guerrre lancé contre les «faux» guérisseurs

Ils sont nombreux ces “guérisseurs traditionnels” qui font passer leur communiqué dans certaines radios de la capitale, sous prétexte qu’ils traitent toutes sortes de maladies.

Pour dissocier les vrais du faux, la fédération Guinéenne des Associations des guérisseurs traditionnels et Herboristes a lancé une chasse au mouton noir.

D’abord, tout commencera par le recensement de tous les tradis-praticiens en Guinée, ensuite l’arrêt des publicités relatives aux traitements des maladies à travers les radios et télévisions. Enfin, la formation des tradis-praticiens sur la pratique de la médecine traditionnelle.

Le constat est amer en Guinée dans la pratique de la médecine traditionnelle, à entendre le président de la fédération Mamady Daman Traoré, au cours d’une conférence de presse. La plupart d’entre eux conduisent leur patient en erreur. Ils leur font croire qu’une seule plante est capable de traiter plus de dix maladies à la fois. «Ce qui n’est pas vrai!», dénonce Mamady Daman.

Ces imposteurs qui se font passer pour des guérisseurs n’ont pas la maîtrise des feuilles, écorces, tiges et autres qui peuvent être utiles non seulement. Mais aussi, la dose normale de ces feuilles et racines qu’il faut utiliser pour traiter les personnes souffrantes, a critiqué le président de la fédération des guérisseurs.

Cela cause souvent d’autres anomalies à ses patients. «C’est de provoquer d’autres maladies, alors qu’ils sont là pour traiter et guérir le patient», a dit Mamady Daman Traoré.

Dans une de ses révélations, le président de cette structure des tradis-praticiens de Guinée a dévoilé que, la publicité des produits d’un guérisseur traditionnel, «un certain Moussa Traoré qui est décédé depuis des années, continue de passer sur les ondes de certaines radios privées. C’est le fantôme de ce dernier qui parle et qui continue à guérir les patients», ironise-t-il.

Une sanction est prévue par la fédération contre ceux qui exerceront le traitement dans le faux sans se faire recenser auprès du bureau. La forme de la sanction serait une poursuite judiciaire.

reagissez