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Kassory Fofana: « On a été classé comme 5e pays le plus réformateur du monde »

Invité le jeudi 06 septembre 2018 dernier dans l’émission Guinée-actu de la RTG, pour faire le bilan de ses actions au cour de son premier trimestre à la primature, le premier ministre a fait un exposé détaillé de son plan pour freiner l’évolution de la corruption dans le pays. De la prévention à la répression Ibrahima Kassory Fofana a annoncé ses différents outils de lutte contre le fléau, mais aussi a appelé les citoyens à l’aider dans son combat, en lui apportant les fait de corruption avérés.

» La lutte contre la corruption, la création de soutien du secteur privé, notamment la création d’emploi pour les jeunes,sont les dénominateurs communs dans les missions assignées aux membres du gouvernement. Toute une batterie de mésures sont en cour, sur le plan institutionnel on est entrain de revoir les choses » a déclaré la deuxième personnalité du pays, en annonce de sa stratégie de travail.

Pour mettre mettre fin à cette problématique, le premier ministre a établi les premiers jalons de son travail sur la prévention dont: « l’aspect incitatif » qui se fera par « la création des conditions de valorisation des ressources humaines telles que: les gens qui gèrent la chose publique aient le niveau et la capacité technique de le faire, ainsi que la motivation financière de pouvoir le faire » a-t-il expliqué. Une demande a été adressée au ministre en charge de l’emploi « pour travailler sur la revue du système de rémunération pour que là aussi, il y’ait une adéquation entre l’effort, le sacrifice et le niveau de salaire et d’indemnité, donc c’est un travail de fond. »

Cette première étape vient en réponse à la problématique des gestionnaires mal payés qui seront tentés de toucher aux biens publics.

La seconde étape est axée sur un programme de travail sur une série d’établissement publics qui doit faire l’objet de contrôle systématique.« À l’issu de cela s’il ressort qu’il y’a des cas répressibles, on les réprimera » a déclaré le premier ministre.

Ainsi, une lettre a été adressée au code d’inspection pour qu’ils rendent compte au premier ministre, les copies des rapports d’activités si jamais il y’en a, pour savoir de quelle manière ils travaillent. « L’idée étant de renforcer les philosophies de travail et les moyens d’intervention » a-t-il précisé.

En plus de ces mesures, il a aussi appelé les citoyens informés des cas de corruption prouvés, à les lui apporter car, « les portes de la primature les sont grandement ouvertes ».
Face aux différents reproches qu’il fait l’objet par rapport aux sanctions qui doivent être infligées aux autres, Ibrahima Kassory Fofana ne manque pas de demander les preuves de ces allégations.

Pour lui, il n’a trouvé que deux cas qui étaient déjà sur la table de son prédécesseur: « c’était des cas déjà instruits, qui ont fait le cap de toutes les missions de contrôle, donc j’ai pris la décision pour ne pas être dans l’arbitraire, de les licencier ou de les envoyer devant les tribunaux. À eux de prouver que ma décision n’est pas juste, c’est ça l’Etat de droit! ».

Par rapport au présumé détournement de fond à la BCRG, l’ancien ministre des finances du régime Conté déclare une fausseté de l’information sur toute la ligne: « L’affaire des 20 millions de dollars est totalement faux! Il n’y a pas de scandale financier à la banque centrale, on ne peut pas gérer les dépôts à la banque comme on vous l’a décrit. Nos relations avec les banques suisses se sont arrêtées à un moment donné, il fallait pour nous, rechercher des partenaires pour transporter cet argent et le placer, la banque à fait le travail dans les règles de l’art, les soupçons existent dans l’intervalle du temps des dépôt de l’argent, vérification faite, on a trouvé que c’était faux. La banque à fait l’objet d’une supervision technique par un cabinet de réputation internationale, donc les comptes de la banque sont certifiés ».

Par ailleurs, beaucoup de choses seraient déjà faites pour l’amélioration du climat des affaires dans le pays dont: « en terme de reforme on a été classé comme cinquième pays le plus réformateur du monde, ça veut dire qu’ en terme de programme de reforme, nous avançons, nos lois s’améliorent, nos cadres institutionnels s’améliorent, mais ce n’est peut-être pas assez pour aller plus vite, et c’est de notre travail d’aller de l’avant sur ces reformes passées, c’est à ce prix qu’on peut atteindre le taux de croissance ambitionné par le président de la république, c’est à ce prix qu’on peut améliorer le cadre de vie des guinéens et sortir du stress en ce qui concerne l’emploi de la jeunesse d’aujourd’hui » a-t-il conclu.

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