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Déviation de Linsan : Le calvaire des usagers est loin de se terminer

L’attention du visiteur est marquée par une longue file de centaines de véhicules stationnés à des kilomètres de part et d’autre de la déviation. Le stresse et l’impatience des milliers de passagers à la recherche de solution sont palpables sur les visages.

Rencontré, Maître Elhadj Bailo arrivé depuis 24h à ce niveau s’est confié à votre quotidien électronique. « Je suis arrivé ici à 6h hier dimanche. Dans la journée, les gros porteurs en forçant le passage, ont endommagé la déviation. Transporteurs et passagers ont mobilisé un montant qu’on a remis au chauffeur d’un camion benne en partance à Bamako pour qu’il accepte de transporter trois chargements de bloc de pierres que nous avons mobilisés dans le Bowal. Il a transporté les trois chargements. On a utilisé nos mains pour placer les pierres sur le passage des véhicules », indique t-il.

Des passagers impatients ont préféré débarquer de leur véhicule avec bagages sur la tête pour chercher à rallier de l’autre côté. Sur les lieux, deux gares routières de fortune se sont créées de part et d’autre du cours d’eau. Les passagers en provenance de Conakry débarquent pour traverser à pieds, soit sur le pont en construction soit dans l’eau à partir de la déviation, et s’embarquent sur les vehicules en provenance de Mamou qui ont aussi débarqué leurs passagers. Ce système a permis d’évacuer plusieurs personnes.

Les bœufs  à bord des camions, ont été débarqués pour se nourrir. Sous l’effet du soleil et le long stationnement, plusieurs poules ont perdu la vie sur le porte bagage des taxis. Un viel homme a failli se noyer ce lundi lorsqu’il a glissé sur les conduites d’eau installées à la déviation. Il a fallu le courage des jeunes pour le sauver.

Ce lundi, à 10h, lorsque le niveau de l’eau a baissé, la traversée a repris. Les véhicules à tour de rôle ont repris le trafic sous le contrôle de quelques agents de sécurité. Dans le lit du cours d’eau, des jeunes sont en attente des véhicules qui s’éteignent dans l’eau, moyennant une somme d’argent, ils poussent ces véhicules pour la traversée.

Les conducteurs de taxi motos font payer 40000 GNF aux personnes qui souhaitent rentrer à Mamou.

Les champs d’arachides et les plantations d’acajou situés à la périphérie ont été endommagés par les vehicules qui évitent l’embouteillage.

Amadou Bah sous préfet de Konkouré nous confie : « Le pont est rétabli, il est déjà coulé à l’aide d’une bonne fouille avec beaucoup de dalots soutenus par des fers 14. Maintenant, il nous reste un temps de 28 jours à attendre qu’on appelle le temps de consolidation. Si on essaye de faire passer maintenant là les vehicules, ça risquerait de gâter l’infrastructure. Il faut qu’on respecte le délai. Donc, je demande aux citoyens d’attendre au plus tard le 20 août prochain pour la reprise du trafic sur le pont. »

En attendant, les usagers ont les yeux rivés au ciel pour implorer le Tout puissant d’arrêter la pluie, car s’il pleut dans la région, le niveau de l’eau va augmenter grâce aux affluents et la circulation sera bloquée.

Un compte rendu de Badicko Diallo, envoyé spécial de Guinéenews©, à Linsan, Kindia.

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