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Revue de presse: tournée de Kassory dans les QG des partis et institutions, nomination de Oyé

La tournée du premier Kassory Fofana chez des principaux acteurs  politique et présidents  d’institutions républicaines, le mini-remaniement effectué par le président Alpha Condé, ont été diversement commentés la semaine dernière par les journaux de la place.

«Kassory au four et au moulin », titre « Le Lynx ». « Technocrate pour les uns, baratineur pour les autres. Le premier des ministres, Le Cas-Sorry Faux-Fana, veut se démarquer de ses prédécesseurs. Il vient de se lancer dans ce qui ressemble à une opération de charme, une tournée de « large concertation » auprès des institutions républicaines et des partis politiques. Objectif affiché, créer une synergie d’action autour de son futur programme. Le 29 mai, après sa « déclaration des biens », il a rencontré le Prési de la Cour des Comptes, puis celui de la Cour Constitutionnelle. Le 30 mai, il était à l’Assemblée nationale, puis à la Cour Suprême. Le premier des ministres a exposé sa vision et ses objectifs dans le cadre de l’impulsion d’un véritable élan de développement socio-économique du pays. Il estime que la collaboration et la synergie entre l’ensemble des institutions républicaines conditionnent la gouvernance équilibrée. Le Cas-Sorry a prié Claude du parlement de jouer ses meilleurs Kory pour faire dialoguer la classe politique et la société civile, sans quoi il n’aura pas de paix et de quiétude sociale, ces levains de la croissance économique », relate le journal.

« Le Lynx » annonce que : »Le PM a pris l’engagement de faire de l’indépendance des institutions républicaines une réalité chez nous à l’image d’autres pays de la sous-région ». Pour l’hebdomadaire satirique, « Le Cas-Sorry serait la meilleure pioche du Prési Alpha Grimpeur ». Seulement notre confrère conclu : « Sauf que le marathon du PM semble un peu tardif. Les Guinéens auraient aimé ces rencontres bien avant la formation d’un gouvernement « proche du peuple ». A moins que le Prési Grimpeur soit le peuple ! A lui tout seul ! ».

« Dialogue politique : Le Premier ministre en fait une priorité », titre de son côté « L’Indépendant » qui estime que le locataire du Palais de la Colombe (Primature), soucieux sans doute de la quiétude sociale, multiplie les rencontres pour évaluer le travail titanesque qui attend son équipe.

Pour le journal, l’objectif de ces tournées de Kassory Fofana est de rendre visibles les institutions de la République mais aussi de cultiver la paix pour un meilleur avenir en Guinée. « Désormais, il reste à savoir si des actes forts vont être posés ou ce sont juste des vœux pieux », conclu « L’Indépendant ».

« Le Populaire », s’est plutôt intéressé au discours tenu par le Premier ministre lors de sa visite à la Cour Suprême : « Coup de sabot : Son discours, catastrophique, devant le président Mamadou Sylla dit Syma, frise l’incurie. En voilà quelques extraits: «La bonne ou la mauvaise décision détermine la qualité de bonne destination ou non du pays. C’est extrêmement important. Lorsqu’une décision incorrecte est donnée au nom des principes judiciaires, que souvent  ’ai du mal à comprendre, l’impact sur le pays peut être dramatique. Un investisseur mal traité est un mauvais Un signal à l’ensemble des partenaires de son pays, de sa corporation, parfois de son secteur. L’intérêt donc du gouvernement que je dirige est que nous essaierons, tout en préservant votre indépendance d’action et d’opération, de tenter souvent de vous approcher, de communiquer, de dialoguer avec vous pour que ces aspects liés au retard dans la procédure, je ne dirai pas mauvaise décision, mais quelques éléments qui puissent impacter négativement la bonne décision [soient corrigés]… Sans chercher à interférer dans les affaires judiciaires, nous essaierons souvent de vous interpeller, de vous donner notre point de vue sur les sujets de manière à vous faciliter les prises de décision les plus correctes au sens de l’intérêt de la Guinée, de l’intérêt des partenaires avec lesquels nous travaillons. Cet aspect est très important pour nous parce que nous nous fixons pour objectif d’arriver à prendre, franchement, le leadership économique en termes de croissance de la région. Nous pouvons le faire si on a un climat des affaires favorable suppose une justice solide, une justice  responsable et une justice qui rassure les justiciables. Sur cet aspect-là, je vous prie d’accepter que je vous dérange souvent pour que nous puissions, ensemble, pousser l’agenda du gouvernement sur l’amélioration du climat des affaires. Ce n’est pas regarder qui fait quoi, mais c’est y compris les conditions qui vous permettent de mieux travailler, la formation de vos agents, la facilitation de l’accès à l’information, l’équipement de votre institution…» C’est assez méchant comme discours, pour un Premier ministre. Ibrahima Kassory Fofana n’a visiblement pas d’égard pour les institutions républicaines. Si on le comprend, c’est à son gouvernement que revient dorénavant le rôle d’apprécier les décisions de la Cour suprême: «Lorsqu’une décision incorrecte est donnée au nom des principes judiciaires, que souvent j’ai du mal à comprendre…». Sait-il ce que représente la Cour des cours, pour un pays ? Sait-il que les décisions de la Cour suprême sont irrévocables ? A l’entendre, il faudrait désormais que les magistrats se conforment, non pas au droit, mais aux points de vue, aux suggestions et aux invectives de la Primature. Il faudrait que les décisions de justice émanent, non pas des lois du pays, plutôt de l’humeur des ministres ou celle des hommes d’affaires. Pire, le Premier ministre, comme un éléphant dans un maga à l’Assemblée nationale et à la Cour suprême ».

« Le Populaire » estime que : « Dès lors, l’on comprend la motivation de certains États à faire approuver la nomination de leurs Premiers ministres par le biais du Parlement, ainsi qu’une enquête de moralité pour jauger la moralité et scruter le passé ».

Le retour du ministre sortant des Transport, Oyé Guilavogui au sein du gouvernement, seulement moins d’une semaine après son départ du ministère des Transports pour reprendre la tête du département de l’Environnement, des Eaux et Forêts, en lieu et place de Roger Patrick Millimono, qui venait juste d’y prendre fonction,  a suscité maints commentaires dans la presse comme dans tous les milieux socio-politiques du pays.

Pour « La Lance », « Oyé Guilavogui a fait plier Alpha Condé ». « Sommes-nous à une fin de règne ? Alpha Condé a-t-il perdu la main si d’aventure, il l’a jamais eue. Ces questions sont sur toutes les lèvres. Après quarante ans de combat politique, le président Alpha Condé sert aux Guinéens la gouvernance la plus chaotique, la plus médiocre. Le locataire de Sékhoutouréya exercice-t-il réellement son pouvoir discrétionnaire ? », s’interroge « La Lance ».

Le journal explique que le dernier décret du Président Alpha Condé a provoqué l’indignation générale. « M. Oyé Guilavogui, ce ministre expert en promesses jamais tenues a été nommé le dimanche 3 juin, ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts. Le pauvre Roger Patric Millimono qui avait déjà pris fonction à ce ministère le vendredi 1er juin, doit désormais débarrasser la place pour aller se tourner le pouce au ministère de l’Elevage lors de la formation du gouvernement. M. Oyé Guilavogui aurait carrément décliné l’offre. Fort de son lobbying, il a réussi à faire plier à quatre pattes le locataire du palais Sékhoutoureya ».

Sur le même sujet, « Le Standard » donne un autre son de cloche : « Une chose saute aux yeux à l’annonce de la composition de l’équipe gouvernementale, officiellement placée sous l’autorité du nouveau Premier ministre, chef du gouvernement, Ibrahima Kassory Fofana, c’était le vide crée à la tête du ministère de l’Elevage. Si polémique naissante, il y avait conséquemment eu, un nouveau décret du président de la République, le Professeur Alpha Condé, est survenu dans la soirée du dimanche 3 juin 2018 pour le dissiper. Ce décret présidentiel aurait, sans doute, mis fin à toute supputation ou insinuation s’il n’apportait pas une première modification à l’équipe gouvernementale qui vient à peine d’être installée et bat en même temps le rappel d’un home qu’on croyait condamné à grossir le lot des ex-ministre de la République ».

« Le Standard » estime que, n’étant pas tout à fait dans le secret des dieux ou les confidences du palais Sékhoutouréya, il est vraiment difficile, voire quasiment impossible de trancher.

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