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Société

Son ex-mari engage des malfrats pour l’expulser de son domicile

Les déceptions de l’amitié laissent après elles l’indifférence ; celles de l’amourl’amertume, disait  Henri de Régnier. Une assertion qui colle à la situation que vit Thierno Ismatou après son divorce d’avec Thierno Hamzata Bah.

Le couple qui a eu 5 gosses se regarde aujourd’hui en chiens de faïence après avoir exposé ses problèmes à la police, la gendarmerie et le tribunal. Déterminé à jeter sa femme à la rue avec ses gosses, Hamzata Bah a fait appel à des individus armés.

La concession que la pauvre et ses enfants occupent doit revenir à la nouvelle épouse de l’homme que nous n’avons pas pu rencontrer. VisionGuinee a pu entrer en contact avec Mme Ismatou qui a accepté de raconter sa version des faits à notre rédaction.

Mon mari Thierno Hamzata Bah a épousé une autre femme.  Il m’a demandé de quitter sa maison. Je lui ai dit de me laisser ici avec enfants et que je ne sais pas où aller. Il m’a dit que non. Il a envoyé des hommes en uniforme pour m’arrêter et m’amener.

A la police, on lui a dit qu’il a tort et qu’il devrait me laisser là parce que je suis la mère de ses 5 enfants. On nous a dit de régler le problème en famille puisqu’il est le fils de ma tante et est d’ailleurs de mon père. On nous a déférés à la DPJ où il lui a été encore dit qu’il a tort.

Par la suite, nous sommes allés en justice. Mais il a abandonné la procédure pour aller au Gabon où il a passé un bon moment avant de revenir en Guinée.

En 2015, il a débarqué en plein mois d’août à la maison pour enlever la toiture de nos chambres. Depuis 8 ans, je prends en charge nos enfants. Je me débrouille pour nourrir ma famille.

Ce vendredi matin, j’ai vu des malfrats défoncer les portes de la maison. Lorsque je leur ai demandé pourquoi ils le font, ils m’ont dit de ne pas leur poser des questions et que c’est le propriétaire de la maison qui leur a dit de me faire déguerpir et que si j’insiste, ils vont me tuer. J’ai répondu que je ne quitterai pas les lieux où je vis avec mes enfants.

Ils m’ont fait croire qu’ils ont été payés pour faire un boulot. Quand je me suis opposée à cela, ils sont rentrés mettre tout sens dessus dessous. Ils ont volé des habits et de l’argent. L’un a pris la télé, j’ai refusé qu’il sorte. Il a menacé de me tuer si je ne le laisse pas sortir. C’est là que mon ex-mari est venu.

Je lui ai dit que voir ce que ses envoyés ont fait. Quand le voisinage a commencé à venir, ils sont partis avec lui en menaçant de me tuer si j’en parlais à quelqu’un d’autre. Ils ont pris tout ce que j’avais comme économies, mais moi je me confie à Dieu. Je n’ai aucun endroit où aller. C’est cette maison que mon ex-mari m’avait donnée pour mes enfants. Aujourd’hui, c’est comme ça qu’il me récompense.

Il a d’autres enfants qu’il a envoyés en Occident. Moi je suis là et je cherche à nourrir nos enfants. Il a dit toute la famille de ne pas se mêler. Il n’est pas stable en Guinée. Tant tôt, il est au Gabon, en Côte d’Ivoire ou au Bénin. Mais à chaque fois qu’il revient ici, c’est un autre problème qu’il soulève.

Propos recueillis par Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

00224 666 905 416 /boussouriou.bah@visionguinee.info

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