Immigration clandestine: la question fait toujours des vagues à Labé

Depuis quatre ans maintenant, chaque 18 décembre est spécialement dédié à la lutte contre l’immigration clandestine à travers le monde. À Labé, cette journée a permis de relancer les débats sur l’immigration clandestine qui est un fléau qui ne fait que gagner du terrain d’année en année dans la région. Guinéenews a mis à profit cette journée pour recueillir des avis autour de l’immigration qui du reste sont contradictoires.

Rencontré non loin du centre urbain, Barry Mamadou Daye, connu sous le surnom de « Benghazi » reste convaincu que l’immigration clandestine est la solution à tous les maux dont souffrent la jeunesse Guinéenne. «Mes amis qui sont en Libye, je leur souhaite bonne chance et leur demande de serrer la ceinture car la vie en est ainsi faite. Il y a toujours eu de migrants sur cette terre et voilà pourquoi je partirais aussi en fin du mois en Libye », déclare-t-il.

S’agissant de la ‘’traite des noirs en cours en  Libye »,  le jeune Benghazi pense que tout ceci est un montage. «Cela ne m’intéresse pas. Moi, je ne crois guère en cette soi-disant traite de migrants noirs en Libye… », replique Barry Mamadou Daye.

De son côté, Aboudlaye Sylla invite les jeunes à une prise de conscience : « ce que je peux dire aux jeunes, c’est de rester en Afrique, de faire des autopromotions. Aujourd’hui, je pense qu’on peut faire beaucoup de choses sur les hauts plateaux du Fouta. On peut aussi créer des entreprises parce que le travail qu’il minimise aujourd’hui chez nous en Afrique, c’est ce travail-là qu’ils vont faire en Europe.»

Saïfoulaye Diallo, est un jeune activiste qui coordonne une ONG active dans la lutte contre l’immigration clandestine, estime que le phénomène de l’immigration est un sérieux problème dans la région administrative de Labé. «La préfecture la plus touchée chez nous, c’est la préfecture de Lélouma. Mais en matière de chiffre, c’est la préfecture de Labé qui est en tête parce que sur dix immigrés identifiés comme étant de la région de Labé, tu trouveras que deux à trois ne sont pas de Labé-centre, mais plutôt des préfectures environnantes », affirme-t-il.

Les chiffres publiés en avril 2017 par l’organisation internationale de la migration attestent que 44 jeunes de la région de Labé ont accepté de rentrer volontairement au bercail.

reagissez