Fermeture des radios : Lansana Kouyaté fait de graves révélations

« ÇA NE CACHE QU’UNE SEULE CHOSE, C’EST POUR INTIMIDER LES RADIOS PRIVÉES À L’EFFET D’ANNONCER UN JOUR OU DE PRENDRE LA DIRECTION D’UN TROISIÈME MANDAT, CE QUI TROUVERA QUE LES RADIOS SONT HORS CIRCUIT. »

Depuis Paris où il est en long séjour, le leader du Parti de l’Espoir et du Développement National (PEDN), Lansana Kouyaté suit de très près l’évolution de l’actualité sociopolitique et économique du pays.

Dans une interview qu’il a bien voulu accorder à votre quotidien électronique Guinéenews© dont nous vous livrons un extrait, l’ancien Premier ministre a déploré cette vague de fermeture des radios privées pour non paiement des redevances.

Pour Lansana Kouyaté, le pouvoir de Conakry cache quelque chose derrière de cette opération qui n’est autre que, selon ses propres termes, d’« intimider les radios privées à l’effet d’annoncer un jour où de prendre la direction d’un troisième mandat, ce qui trouvera que les radios privées sont hors circuit ». Lisez !

« J’ai entendu que les radios n’ont pas payé leurs redevances depuis 2009. Je sais qu’il y avait eu des coups de semonce mais, pourquoi on laisse tout cela s’accumuler pour arriver à un point où la suspension de ces radios est décidée ? Qu’est-ce que ça cache ? Ça ne cache qu’une seule chose, c’est pour intimider les radios privées à l’effet d’annoncer un jour ou de prendre la direction d’un troisième mandat, ce qui trouvera que les radios sont hors circuit.

Deuxièmement, parfois en matière de tactique politique, ceux qui en sont experts, disent qu’on vise bat pour tirer haut. Vous comprenez ce que je dis, tous ceux qui doivent se sentir concernés par ce paiement de redevances ou pas, parce qu’il s’agit de la liberté presse ; si on voulait que Sabari fm, Djigui fm, Evasion fm et Gangan fm soient à jour, on aurait pas laissé les redevances accumulées depuis 2009.

Je crois que c’est le pourrissement des relations entre le chef de l’Etat et les radios. C’est ce pourrissement qui est en train encore de se jouer. Toutes radios, tous les journalistes doivent être solidaires parce que ce n’est pas par des habitudes de ce genre, qu’on va garantir la liberté de la presse, ni à amener les citoyens à respecter leurs devoirs vis-à-vis de l’Etat. Alors vous comprendrez que mon sentiment est regrettable par rapport à ce que se passe. »

Nous y reviendrons.

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