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USA : Comment Trump a « démoli » l’establishment politique américain de l’ère Obama – Hilary ?

Comme on le sait, le milliardaire et républicain américain Donald Trump, est sorti largement victorieux des élections présidentielles américaines du 8 novembre 2016 en battant avec brio la candidate des démocrates, Hilary Clinton. Pourtant, rare sont ceux qui l’ont vu venir ou ceux qui ont cru en lui quand il a dit il y a quelques jours qu’il allait remporter les élections américaines. Crédit photo : BGR.com.

 

Mais comment ce narcissique homme d’affaires a pu déjouer tous les pronostics et sondages pour remporter ces élections présidentielles américaines ? 

 

La candidate démocrate Hilary Clinton, était pourtant donnée favorite par tous les sondages réalisés avant les élections à cause de son expérience dans la gestion des affaires nationales et internationales. Mais la réalité a été autre chose la nuit cauchemardesque du 8 novembre qui a sevré les démocrates de la gestion administrative des États-Unis pour les 4 prochaines années. Cette nuit restera gravée dans la mémoire du monde dans un pays qui est complètement divisé depuis le début des campagnes électorales. Jamais dans l’histoire, l’Amérique n’a connu une division aussi grande de son élite !

 

La crédibilité d’Hilary Clinton en lien avec les emails controversés et son serveur privé 

 

Durant toute la campagne, Trump dans des langages belliqueux, extrémistes, sexistes, irrespectueux et cyniques a malmené et poussé la candidate Hilary Clinton à la défensive. Les emails controversés révélés par WikiLeaks en lien avec sa fonction de secrétaire d’Etat et son serveur privé en lieu et place de ceux officiels auront été un coup d’épée sur la tête de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine. Que dire de la gestion controverse liée à la gestion de la Fondation de son époux Bill Clinton, sévèrement critiquée par Trump ?

 

Le rôle des conservateurs purs et durs dans les zones rurales, la lutte contre l’Etat Islamique, l’immigration…

 

Les rhétoriques extrémistes tenus par Trump à l’égard des musulmans, des immigrants, ses propos dégradants et insultants envers les femmes et tant d’autres pendant tout le long de la campagne sont entre autres des pensées qui se murmuraient et traduisent clairement la vision des conservateurs-républicains purs et durs. Ce sont ces propos scandaleux qui ont fait la différence, car dans l’esprit de biens des Américains (notamment l’électorat vieux et blanc) voir une femme devenir la première présidente américaine après un Noir (Obama) serait inadmissible et suicidaire pour les Etats-Unis. Donald, connaissant la mentalité de ceux-ci et surtout sa capacité et sa vulgarité a réussi à les convaincre à travers la manière qui lui est propre à lui seul et cela a pesé dans la balance. Il a surpris biens de républicains qui avaient douté de sa capacité à diriger les Etats-Unis.

 

Dans sa rage de conquérir le cœur des électeurs extrémistes pendant les campagnes, le désormais président démocratiquement élu des Etats-Unis n’a pas hésité à dire qu’il déportera tous les immigrants illégaux dans leur pays d’origine notamment les Mexicains. Il est allé jusqu’à dire qu’une fois élu, qu’il construira un mur entre les Etats-Unis et le Mexique pour freiner le flux migratoire des Mexicains vers le pays de l’Oncle de Sam. En suite, qu’il récupérera tous les emplois perdus sous le règnes d’Obama du moins pendant son deuxième mandat. Ce discours a certainement séduit les victimes qui ont vu en lui un homme qui pourrait changer la situation dans leurs États, respectifs.

 

Pour lutter contre le terrorisme et l’Etat Islamique, dans un langage caustique et dur, Trump a clairement dit qu’il interdirait l’entrée des USA aux musulmans en ce temps de mondialisation comme si tous les musulmans étaient des terroristes…Bref, bien que néophytes en politique, Donald et ses stratèges ont démontré à l’opinion internationale qu’en matière de politique qu’il ne faut jamais sous-estimer son adversaire.

 

Le dernier mandat d’Obama et son plan de santé (Obama care) démonté

 

Il faut reconnaître que le dernier mandat du premier président noir américain a laissé beaucoup d’observateurs sur leur faim. De sa légère politique internationale (la chute du régime Khadhafi sans qu’il n’ait une solution en main, le printemps arabe avec son corollaire de problèmes sur les conditions de vie des citoyens, l’immigration, la guerre en Syrie, l’Iraq, etc.) qui a donné naissance à l’Etat Islamique en passant par son plan d’assurance de santé a irrité de nombreux Américains dans leur état d’âme. À entendre quelques Américains parler lors des campagnes électorales, l’espoir qu’a suscité l’arrivée d’Obama à la tête du pays en 2008 s’est vite estompé : malgré les efforts de son administration, beaucoup ont perdu leur emploi en 2012. Et si la classe moyenne devait payer le système d’assurance de santé pour les personnes vulnérables, ce serait mal perçu par l’opinion américaine.

 

Étant donné qu’en votant pour Hilary et qu’elle devenait présidente, elle devait continuer les réformes engagées par son prédécesseur, les électeurs, pour la plupart ont voté pour le changement en choisissant Trump ou simplement se sont abstenus. Les statistiques officielles ont tout de même démontré une augmentation substantielle du nombre d’électeurs chez les jeunes et les Latino-Américains. Mais elles n’ont pas suffi pour échapper Hilary de la machine électorale dynamique de l’ancienne star de la télé réalité américaine.

 

La propagande de Trump et ses sbires dans les réseaux sociaux

 

Donald Trump déterminé à démolir l’establishment démocrate de Washington n’a pas lésiné sur les moyens (financiers et technologiques) en dépit de son langage peu commode dans l’histoire de la politique américaine. À cet effet, la presse internationale affirme qu’il y avait plus quatre cent mille (400.000) internautes qui utilisaient différents pseudonymes pour intoxiquer le peuple américain notamment la couche juvénile, généralement naive. Ceux-ci passaient toute la journée à diaboliser Hilary Clinton pendant les campagnes électorales.

 

Ses théoriques peu diplomatiques et ses engagements  (promesses) à travers la négociation de certains accords internationaux en faveur des Américains, la lutte contre l’Etat Islamique (sans avoir un plan concret) entre autres ont séduit beaucoup d’indécis qui étaient las du système Obama. Ce qui fait que même les bastions démocrates où Hilary n’a pas fait de campagne considérés comme un acquis à la cause démocrate ont été raflés par Trump.

 

Le rôle néfaste du patron du FBI contre Hilary à moins de 11 jours du scrutin 

 

Il faut reconnaître que le rôle néfaste joué  par le républicain James Comey, directeur général du FBI (fédéral bureau of investigation), à moins de 11 jours des élections a écorché davantage la réputation de l’ancienne Secrétaire d’Etat américaine. Il vous souviendra qu’à cette période cruciale, M. Comey a estimé qu’avec le nouveau développement dans une affaire impliquant l’assistante d’Hilary qu’il allait demander au parlement américain d’ouvrir une enquête contre Hilary pour savoir s’il y avait des liens avec ce nouveau rebondissement. Bon nombre d’observateurs estiment que James n’a pas agi fortuitement tant le timing et la célérité de sa déclaration ont exacerbé le sentiment anti-Clinton chez beaucoup d’électeurs. Quelques jours plus tard, le même patron du FBI a affirmé que les nouveaux éléments n’avaient aucun lien avec l’épouse de Bill. Mais le mal était déjà fait !

 

Trump est élu, mais l’Amérique reste encore divisée : les jeunes manifestent contre son élection, Hilary a concédé sa défaite somme toute amère et Obama l’a félicité et l’a rencontré ce jeudi 10 novemvre espérant créer des conditions pour une transition rapide avant d’appeler les Américains à l’union.

 

L’histoire retiendra que le tonitruant homme d’affaires, considéré comme un outsider dès le début des primaires républicains, a, à travers sa brillante victoire réussi à détruire tout l’establishment politique américain de la dernière décennie ; ce, conformément à la volonté du peuple américain qui, peut être à travers ce vote veut un changement radical à Washington. Bref, un vote sanction contre Hilary Clinton.

 

Donald Trump saura-t-il relever le défi et respecter ses promesses de campagne ? Guinéenews© vous donne rendez-vous le 20 avril 2017 après les traditionnels cent jours de sa gouvernance pour voir vers compte-t-il amener au délà des discours creux !