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Retrait des anciennes coupures de 5 mille GN sur le marché : La BCRG dénonce la lenteur du processus à Labé

Le processus de retrait des anciennes coupures de 5 mille francs guinéens est toujours en cours sur toute l’étendue du territoire national. Seulement à quelques semaines de l’échéance annoncée par la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), ces billets continuent à circuler sur le marché.

 

Une ne enquête réalisée par Guinéenews© à Labé au près des banquiers, cambistes et citoyens ordinaires révèle que ces anciens billets commencent à se faire rare dans les transactions commerciales.

 

Abdoul Malik Diallo cambiste fait le constat :  » Généralement, on continue de prendre les anciennes coupures de 5 mille, mais il faut reconnaître qu’ils ont nettement diminué dans la circulation. Cependant, ça circule entre nous les commerçants. Par exemple, si tu veux acheter quelque chose dans l’immédiat on te donne les anciennes coupures, mais si tu part au village pour garder ton argent on te remets les nouveaux billets pour éviter toute confusion après le 31 décembre 2016 qui est la datte buttoir indiquée par la banque centrale.  »

 

De son côté, Baldé Mamadou Cellou, agent de développement affirme n’avoir reçu aucune anciennes coupure de ces billets en phase d’interdiction au dernier virement. Néanmoins, il n’a aucune difficulté à écouler le peu qu’il a en sa possession jusque là.  » J’ai un compte bancaire mais au dernier virement des salaires, quand je suis allé à la banque, je n’ai pas reçu les anciennes coupures de 5 mille francs. Mais le peu qu’il me reste à la maison, je n’ai pas d’abord eu de problème pour les écouler ; partout où je présente ces billets on les prend », affirme ce citoyen.

 

Cet autre cambiste explique qu’une politique de tri est mise en place entre commerçants et clients avant de dénoncer. « Actuellement, on a quelques soucis avec les anciens billets de 5 mille surtout avec les gens qui viennent des zones rurales. Parce que le plus souvent, ils gardent leurs argents dans les maisons avec eux. Donc, ça ne leur arrange pas si on leur donne les anciennes coupures de 5 mille. Cependant, jusque-là ces billets circulent entre nous et les personnes qui sont en ville et celles qui ont des comptes bancaires ou qui ont la possibilité de ramener cet argent à la banque. Mais le plus judicieux actuellement est qu’une fois à la banque que ces billets ne ressortent plus qu’on les garde là-bas. Mais jusqu’à présent, certaines banques primaires continuent de donner ces coupures de 5 mille à leurs clients, c’est anormal « , déplore Mamadou Bobo Diallo.

 

Rencontrés les responsables locaux de la BCRG expliquent le processus de retrait de ces coupures sur le marché, mais déplorent toutefois un manque d’engouement. Diallo Talatou, le chef service compte courant précise :  » Actuellement, nous recevons les banques qui viennent nous déposer ce qu’elles reçoivent de leurs clientèles, ensuite nous-mêmes ceux qui n’ont pas de compte ou en tout cas, ceux qui estiment qu’ils peuvent facilement échanger leurs billets à la Banque Centrale nous les recevons. Toutefois, l’engouement n’est pas comme on l’espérait mais quand même nous recevons les versements des banques et puis il y a quelques uns qui viennent à la Banque Centrale.  »

 

Une fois à la banque centrale, ces anciens billets de 5 mille ne ressortent plus et sont automatiquement détruits poursuit M. Diallo.  » Quand nous recevons les billets démonétisés à la place, nous remettons des billets qui sont censés circuler et qui auront cours légale après le 31 décembre. Maintenant, pour ce qui est des anciens billets que nous nous  recevons, il y a un circuit interne de destruction de ces billets… »

 

Hors micros, un responsable d’une banque primaire de la place nous a confiés que depuis l’annonce faite par la BCRG concernant le retrait de ces anciennes coupures de 5 mille francs sur le marché, leurs clients ne reçoivent plus de billets en phase d’interdiction. Ce, pour éviter de faire un double travail de tri. D’ailleurs, ceux qui restent sur le marché proviennent des commerçants et étaient sans doute immobilisés.