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Cherté de vie : Ousmane Gaoual très amer contre le gouvernement

Ousmane Diallo, député uninominal de Gaoual, a dénoncé samedi 12 novembre les conditions de vie des populations guinéennes. Il a accusé l’Etat d’en être le principal responsable. Face aux militants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) réunis à l’occasion de leur assemblée générale, Ousmane Gaoual a d’abord dénoncé le coût élevé des voyages du président Alpha Condé à l’étranger.

 

«La Guinée est le pire pays pour les investisseurs privés. Elle est classée 143ème sur 144. Entre temps, qu’est-ce font le chef de l’Etat et le gouvernement ? Il (le chef de l’Etat, ndlr)voyage. Nous avons essayé de faire une petite comptabilité. Depuis qu’il est élu, il a dépensé 38,4 millions de dollars en frais de voyage.  A quoi cela sert à notre pays ? A rien de tout », a-t-il déclaré, avant de demander au président Alpha Condé de rester au pays, puisque ses voyages  « ne rapportent rien à l’économie, à l’emploi, à l’amélioration des conditions de vie des populations. »

 

Pour Ousmane Gaoual, les quatre usines de ciment qui travaillent en Guinée n’ont pas servi à réduire le prix du sac du ciment qui, selon lui, est vendu à 80 mille GNF dans sa préfecture, contre 45 mille GNF le ciment du Sénégal, avec tous les frais de transport et de douane.

 

«Pourquoi on oblige à l’habitant de N’zérékoré de faire mille kilomètres pour acheter le ciment à Conakry et repartir ? Cela lui revient à 85 mille le sac alors qu’en allant vers le Libéria il peut obtenir le même sac à 55 mille francs», a-t-il dit, accusant le gouvernement d’être complice des investisseurs dans le pillage des ressources des populations : «Qu’est-ce qui intéresse le gouvernement ? Que des capitalistes sans foi, des investisseurs qui ne respectent rien viennent piller les maigres ressources de nos populations ou bien c’est le bien-être des Guinéens qui les préoccupent ?»

 

Revenant sur la cherté des denrées alimentaires, notamment le sucre, dont le sac de 50 kg est vendu à 420 mille GNF par endroits à Conakry, le député se dit inquiet : « Nous sommes inquiets. Nous voulons que le coût de la vie soit plus faible, plus accessible pour les Guinéens. Le sac de riz se vend à 300 mille alors qu’on nous l’avait promis à 25 mille. Le sac de sucre est hors de portée. J’ai entendu un collègue député dire qu’il a acheté le sac de sucre à 400 mille. Mais moi je ne peux plus acheter le sac. J’achète le petit pot à 1000 GNF. Il faut que cela s’arrête. Les Guinéens croulent sous la misère. Il n’y a pas d’emplois, il n’y pas de perspectives. »